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Démonstrateur ALPHA
(Aéronef Lenticulaire de Photographie Aérienne)

Cette maquette télécommandée de dirigeable à carène lenticulaire sort du cadre du modélisme conventionnel. Cet engin est un démonstrateur de la faisabilité du pilotage d'un dirigeable à carène lenticulaire.

Ce type de dirigeable est caractérisé par une carène définie par un ellipsoïde de révolution. Cette forme de carène présente, pour les gros dirigeables, l'avantage de pouvoir camper à l'air libre par tout temps car elle est pratiquement insensible aux variations d'orientation du vent. Par contre, sa forte portance aérodynamique en fait, sur le plan contrôle d'assiette en vol, la plus instable de toutes les carènes de dirigeables. Aujourd'hui, aucun dirigeable de ce type ne vole. La maîtrise du contrôle d'attitude, c'est à dire du pilotage de cet engin est l'objectif principal de cette étude.

La finalité d'une maquette radiocommandée est d'être un banc d'essais volant. Elle permettra de vérifier un certain nombre de paramètres aérodynamiques en vol, en particulier les lois de pilotage et de tester certaines solutions techniques évoluées.

Rester jeune !

Dans notre société c'est devenu aujourd'hui un impératif. En effet si l'on considère que 50 ans est frontière biologique qui marque l'entrée dans la vieillesse, il reste à une personne de cet âge près de 40 ans d'espérance de vie alors que sa vie d'adulte jeune n'a pas dépassé 32 ans. Aujourd'hui la vieillesse est devenue plus longue que la jeunesse.

Rester jeune, c'est à dire rester actif, séduisant, plein d'allant est actuellement possible. Il ne s'agit pas de prendre un remède miracle, mais dès la quarantaine d'adopter une hygiène de vie qui ralentisse l'usure du temps.

On sait que la vieillesse est dans une large part du à l'action des radicaux libres oxygénés qui ne sont pas tous neutralisés par nos propres défenses et dont les dégâts sont loin d'être toujours réparés par nos mécanismes de réparation. Ils faut donc stimuler nos défenses naturelles par la prise d'oligo-éléments constitutifs de nos propres antioxydants (principalement du Zinc et du sélénium) et compléter nos défense par la consommation des vitamines E, C et bétacarotène.

Il faut compléter cette supplémentation alimentaire par une activité physique minimum marche en forêt, randonnée, participation à un centre de mise en forme...

Pour se protéger le visage et les mains des agressions de la pollution et du soleil se passer une dizaine de minutes avant la douche une crème a base de carotène et vitamine A comme l'Avibon par exemple, puis après la douche se passer une crème de jour qui possède un filtre UV. Le bétacarotène est important car il protège la peau de l'agression de la lumière visible et vous donne un teint bronzé.

Demain, tous centenaires?

Longévité et vieillissement

Aujourd'hui l'espérance de vie à la naissance approche les 80 ans et progresse de près de 3 mois par an. Ainsi, selon un article récent (1), en 2050, l'espérance de vie atteindrait en France plus de 83 ans pour les hommes et près de 91 ans pour les femmes. La vieillesse avec son cortège de maladies et d'incapacités devient le problème de société qui dominera le 21ème siècle.

Devant ce constat et ces prévisions, il est naturel de s'interroger sur les causes de cette évolution qui a débuté il y a un peu moins de 250 ans. En effet, jusqu'au milieu du 18ème siècle nos ancêtres avaient une espérance de vie ne dépassant pas 30 ans du fait d'une énorme mortalité infantile. Près de 30% des enfants disparaissaient avant leur première année. Pour expliquer ce phénomène un chercheur Abdel Omran (2) décompose l'histoire de l'homme en trois âges :

  • L'âge de la pestilence et de la famine débute avec l'homme et se termine, en France, vers 1750 . La mortalité est forte et fluctuante et l'espérance de vie est inférieure à 30 ans. C'est une période caractérisée par les grandes épidémies, et les famines.
  • L'âge du recul des épidémies (1750 - 1880) durant lequel on constate une forte croissance de l'espérance de vie qui passe de moins de 30 ans à plus de 50, malgré les épidémies de choléra et la tuberculose qui devient une cause importante de mortalité.
  • L'âge des maladies de dégénérescence (de 1880 à nos jours) où la mortalité continue à baisser mais de plus en plus lentement du fait de l'émergence de nouvelles maladies (maladie cardio-vasculaires, cancers, diabète…) et tend à se stabiliser à un niveau correspondant à une espérance de vie de près de 72 ans.

Cette approche de l'évolution séculaire de l'espérance de vie reflète bien les faits jusqu'à la fin des années soixante, date à laquelle Omran l'a proposée. D'ailleurs cette vision d'une limite biologique absolue de la vie était partagée par beaucoup de scientifiques. Ainsi, au début des années 1950, Jean Bourgeois-Pichat avait calculé que l'espérance de vie ne pouvait dépasser 76 ans pour les hommes et 78 pour les femmes. De même, au début des années 1980, l'ONU admettait pour établir ses prévisions de la population mondiale, que la limite de l'espérance de vie était 75 ans pour les hommes et 80 pour les femmes.

Dans tous les pays occidentaux, ces prévisions pessimistes ont été dépassées par les faits. Dès le début des années 1990, les femmes atteignaient une espérance de vie de 81 ans et les hommes approchaient les 75 en fin de décennie. Loin de se stabiliser l'espérance de vie continue de croître au rythme de 3 mois par an.

Cette augmentation de l'espérance de vie a débuté par la maîtrise des maladies infantiles due aux vaccinations, puis à partir des années 1950, par le recul de la mortalité chez les adultes, conséquence d'une meilleure hygiène et d'une alimentation plus diversifiée. Les courbes de survie des femmes françaises depuis 1740 (voir figure) montre bien cette évolution de la mortalité qui est reportée à des âges de plus en plus élevés. Depuis les années 1980, c'est l'accroissement de longévité des personnes âgées qui contribue à l'augmentation de l'espérance de vie. Ceci se traduit par une augmentation de l'âge ultime de la vie, comme le montre le record de Jeanne Calment morte en 1997 à plus de 122 ans.

Une étude de John Wilmoth (université de Berkeley) (3) montre que la durée de vie ne serait pas une constante biologique. Ainsi d'après les registres de l'état civil de Suède les âges de décès les plus élevés se situent autour de 101 ans dans les années 1860, 105 ans dans les années 1960 pour atteindre 108 ans dans les années 1990.

D'après "la transition sanitaire..." Médecine Science n°11 vol 16 novembre 2000

L'espérance de vie à 100 ans est un autre marqueur de ce phénomène. Pour les femmes françaises, elle est passée de 1,5 ans dans les années 1950 à 2,2 ans dans les années 1990.

Cette accroissement de la longévité peut se comprendre en raisonnant sur les mécanismes du vieillissement.

Le vieillissement peut être considéré comme une sorte d'usure de notre organisme due à l'action de l'environnement et à notre propre fonctionnement biologique, usure qui serait due principalement à l'action des radicaux libres oxygénés. La longévité serait le résultat d'une compétition entre la production des radicaux libres et leur neutralisation par notre organisme. En effet, celui-ci dispose de mécanismes de lutte antiradicalaire et aussi de réparation des dégâts occasionnés au génome. A ces moyens de défense, s'ajoutent les antioxydants (vitamines, polyphénols et flavonoïdes) et les oligo éléments(sélénium, manganèse, Zinc…) apportés par l'alimentation . Ces oligoéléments sont nécessaires à la synthèse par notre organisme de ses propres antioxydants (SOD, glutathion peroxydase…). L'efficacité de ces mécanismes dépend, bien entendu, de notre patrimoine génétique.

De ce qui précède, il est possible de déduire que la longévité dépend de notre patrimoine biologique, mais aussi, de notre alimentation et des risques biologiques que nous avons pris.

Les centenaires français d'aujourd'hui, ont vécu 50 ans avec une alimentation carencée en vitamines et oligoéléments. Avant 1950, il n'y avait ni fruits ni légumes verts de début décembre à fin avril. L'hygiène était rudimentaire et la chaîne du froid pour la conservation et le transport des aliments était inexistante. L'usure de leur potentiel biologique était donc la même que celle des populations du siècle précédent. Depuis 1950, l'alimentation, l'hygiène et les soins de médecine préventive se sont transformés. Il est possible de consommer des fruits et légumes verts toute l'année et la chaîne du froid garantit la qualité des aliments frais. D'autre part, les vaccinations contre les principales maladies et les antibiotiques limitent les risques infectieux. Ainsi, la vaccination contre la grippe réduit l'usure du système immunitaire en évitant d'avoir à lutter contre une infection virale. Elle a diminué notablement la mortalité hivernale des personnes âgées. Nous sommes dans une période où l'usure de notre potentiel biologique est ralentie par rapport à celle du début du siècle.

Ce qui précède montre que, chaque année, le potentiel biologique d'un sujet de 70 ans par exemple, est de moins en moins "usé" puisqu'il a vécu de moins en moins longtemps sous un régime "d'usure forte" et de plus en plus longtemps sous un régime d'usure réduite. En dehors de toutes autres causes, ce qui précède explique une part de l'accroissement régulier de l'espérance de vie. Cette cause devrait subsister jusque vers les années 2050.

A ce phénomène purement lié aux conditions de vie, vient s'ajouter le traitement substitutif des dysfonctionnements des sécrétions hormonales. Le Traitement Hormonal Substitutif de la ménopause (THS) est le premier traitement anti-vieillesse. En se substituant aux sécrétions ovariennes défaillantes, le THS non seulement évite l'ostéoporose mais diminue le risque d'accidents cardio-vasculaires et de ce fait augmente la longévité de la femme de plus de 50 ans. Ainsi les femmes sous THS bénéficie d'un allongement de durée de vie de près de 3 ans.

D'autres traitements hormonaux substitutifs sont en cours d'essais que ce soit l'hormone sexuelle masculine, l'hormone de croissance ou l'hormone de la glande thyroïde. Ils sont destinés à compenser les baisses des sécrétions hormonales qui surviennent avec l'âge. Ces traitements devraient accroître notablement la probabilité de vivre jusqu'à un âge très avancé. D'ici la fin de ce siècle la longévité maximum devrait dépasser les 130 ans et une grande partie d'une classe d'âge devrait devenir centenaires en bénéficiant d'une vieillesse dynamique et en bonne santé. (4)

Bibliographie

  1. in Nature du 15 juin 2000
  2. Transition sanitaire… Médecine science vol11 p 1161/1171 novembre 2000
  3. La durée de vie… Le Quotidien du Médecin du 2 octobre 2000
  4. Retenir sa jeunesse P. Balaskovic Editions Vivres au 3ème Millénaire
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